Historique Grizzly

Le scialet est découvert dans la combe de l'ours vers 1988 par Jean Jaques CHABANNE et exploré aussitôt par l'association Drabons et Chieures de Méaudre. Un tir est fait dans la lucarne en face du premier ressaut mais sans succès.
Depuis personne n'a revu le scialet, d'autant plus que le foyer de ski de fond l'a bouché à l'aide de pierres et d'une grosse souche à l'envers.
C'est en février 2000 que Sylvain et Julien CAULLIREAU redécouvrent la doline alors qu'ils s'entraînaient en skiant. Un fort courant d'air est présent et a déneigé le fond. Le 20 février Sophie et Julien CAULLIREAU montent en raquette jusqu'au trou avec pioche, pelle et truelle afin de déboucher l'entrée. Ils ne savent pas que cette grotte est connue et sont très motivés.
Rapidement l'entrée est dégagée et laisse échapper un fort courant d'air soufflant.
C'est le 22 février que Julien explore le réseau jusqu'à -25m et trouve des traces ainsi que de la ligne de tir. Il sent le courant d'air au fond de la faille, à l'aval, et prévoit une séance de dynamitage pour l'été où le courant d'air devrait s'inverser.  Le 26 mars la topo est faite par Florent et Julien, elle montre que la suite est bel et bien au fond de la faille. Au début des beaux jours, les premiers dynamitages commencent. Depuis le mois de juin, jusqu'au 24 août 2000, trois séances d'élargissement permettent de découvrir un puits de 25m et le début du méandre. Le 28 août 2000 Sylvain, Alain, Julien font la première jusqu'à -300 et découvrent environ 1.5 km de galeries nouvelles. Une expédition d'alésage du méandre est entreprise le 10 septembre avec la participation d'Albert OYHANCABAL et la famille CAULLIREAU.
Le 16 septembre, une séance d'aménagement avec l'aide de la famille CAILLAULT permet d'agrandir les principales étroitures entre -50 et -70 et de faciliter les sorties ultérieures. Le 22 septembre c'est une équipe de trois (Alain, Sylvain et Julien) qui rejoint le fond, effectue une bonne séance topo et découvre les Puits du Fou, le méandre fossile, et retombe dans la rivière à -380. Dix sept heures seront nécessaires pour 200 m de nouvelle galerie et 80m de dénivelé.
Le 4 octobre, une longue et pénible séance de topo est réalisée par Florent et Julien CAULLIREAU, le retard est complètement rattrapé, il y a 1600m de galerie jusqu'à -380m. Le 20 octobre, Sylvain, Alain et Julien descendent encore une fois, explorent et topographient la suite du réseau, un nouvel affluent est rencontré (le Brochet), une voûte mouillante est passée, mais le siphon terminal les stop à -436. Ensuite, le 25 novembre 2000, une expédition dans l'affluent des J-eaux permet son exploration et la topogrraphie des 622m de nouvelles galeries. Il y des puits à remonter et même peut-être possibilité d'ouvrir une seconde entrée. De nombreux départs restent à explorer, une possibilité de traversée avec les gorges du méaudret n'est pas écartée, l'affluent du Brochet est un " gros morceau " qui va prendre du temps pour l'explorer.
Cette cavité demande une bonne condition physique. Les étroitures de départs, un cheminement assez varié et relativement dangereux (prises cassantes, trémies et ressauts délicats) en font un trou pour spéléo averti !
La particularité est aussi la rareté des puits, ce qui explique la distance : 2km pour -436 !

Cependant, la rivière que l'on rencontre à partir de -100 (une des plus belle du secteur) et les fistuleuses de la galerie des Olympiades ne font pas regretter la descente.