Quelques dizaines de mètres sont parcourus dans des conduites forcées et après avoir descendu un ressaut nous arrivons sur le siphon…Quelle m…. !Nous cherchons un peu autour mais très vite je reviens en arrière et retrouve une galerie dans le virage de la conduite forcée. Après 20m j'entends de nouveau la rivière et j'appelle donc les autres.Au bout, un ressaut permet de descendre dans une salle ou l'amont est le siphon et l'aval part en méandre de 1m de large en moyenne.Nous descendons sur 100m environ 20m de dénivelé et nous arrivons sur un puits qui doit faire 20m où l'eau se jette en trombe.Il faudra un équipement assez aérien pour pouvoir le descendre. Nous apercevons également une galerie qui arrive en RD et nous nous enfilons. Elle remonte et contient un bon courant d'air soufflant.Nous arrivons alors dans une galerie fossile qui provient du méandre plus haut et continue vers l'aval assez horizontalement. Nous la parcourons sur 50m. Un ressaut dangereux nous empêche de continuer, Sylvain le franchi et aperçoit la suite qui est très prometteuse. Nous revenons jusqu'au bas du dernier puits et faisons la topo en remontant.TPST : 10 h

Dimanche 14 janvier 2001   
Equipe : Barnabé FOURGOUS, Lionel REVIL, Nicolas DELATY, Alain et Julien CAULLIREAU.
Objectif : Topo et Première.
           
Notre première surprise de la journée est le manque de neige qui nous permet de rejoindre la Vira en voiture (marche d'approche diminuée d'une demi-heure).Nous montons rapidement, nous équipons et descendons dans le trou.
Arrivés à -60 nous découvrons des nouveaux actifs car le trou est en légère crue.Le P31 est presque arrosé, mais en bas ça doit être pire ! ! !
La rivière de Roche Chalve débite plus que d'habitude et les puits canyon du Minotaure sont descendus dans les embruns. Ambiance…Nous continuons jusqu'à -230 où nous arrivons au terminus topo.Barnabé commence la topo avec moi tandis que les autres rejoignent la suite pour équiper le prochain puits.
Nous nous retrouvons dans la salle du repos éternel une heure après et mangeons un peu.
Le P20 de la perte du souffle qui nous a stoppés la dernière fois paraît délicat à équiper, nous décidons de poursuivre les explorations à l'aval de la salle du repos éternel, qui est fossile.Nous équipons un petit ressaut qui permet de remonter, et rejoindre la suite.
L'aval est plus gros et descend en interstrate, mais c'est à ce moment là que nous apercevons les premiers Rudistes ! ! ! Nous sommes dans l'urgonien ! ! !Nous arrivons dans une salle où un puits nous oblige à planter un spit et nous descendons.
Maintenant nous avançons dans un méandre blanc qui reflète la lumière de nos lampes. Il y a des lames d'érosion et des magnifiques cupules. Nous continuons et entendons un grondement sourd au loin…Nous arrivons sur un puits, dans une faille, que nous évitons et continuons dans une conduite forcée de 2.5m de diamètre qui remonte. Elle redescend ensuite et nous arrivons sur un second accès à la rivière. Le choix est possible, soit descendre vers le grondement, soit  continuer dans le fossile. Nous continuons en hauteur et prenons la descente dans une diaclase conduite forcée de toute beauté et arrivons en haut d'un P6.Une corde autour d'une lame nous permet de prendre pied dans une rivière fossile avec des superbes marmite de 2 à 3 m de diamètre.Nous avançons encore une cinquantaine de mètre et un nouveau puits, cette fois ci descendu en désescalade nous permet de rejoindre la rivière. Nous pensons que c'est celle que nous avons laissée à la « perte du souffle » et nous continuons à l'aval.La suite est très active avec des ressauts, des marmites, des toboggans très acrobatique, nous sommes souvent obligés de mettre des mains courantes.
Nous équipons un puits de 10m qui évite plusieurs ressauts infranchissables et nous retrouvons notre marche aquatique.
De là, nous descendons dans le pendage et arrivons sur un effondrement. Le passage entre les blocs se fait facilement et nous atteignons le sommet d'une interstrate dans les marnes de la couche à orbitoline. Les couches sont plus raides et nous descendons rapidement sur une centaine de mètres. En bas nous retrouvons la rivière et reprenons le rythme précédent :Marmites, ressauts, vasques, oppo, etc. Cette rivière et de toute beauté, le gabarit est 1.5m de large en moyenne et 8 à 10m de hauteur.
Nous parcourons encore une centaine de mètres nous stoppons notre descente infernale.
Il est raisonnable de remonter, d 'autant plus qu'il faut faire la topo, alors qu'il est déjà 19h.Quatre heures seront nécessaires à Alain et moi pour rattraper le retard topo et rejoindre Barnabé dans la salle du repos éternel.
Les deux autres sont remontés pour sortir tranquillement.
Heureusement leur attente ne sera que de trois quarts d'heure à la voiture, dans le froid qui s'est bien installé. Il est 1h30 du matin.TPST : 15h30

Dimanche 4 février 2001   
Equipe : Barnabé FOURGOUS, Nicolas DELATY, Alain et Julien CAULLIREAU
Objectif : Le Fond !
           
C'est à 11 heures, après la marche d'approche de ¾ d'heure que nous entrons dans le trou.La descente se fait assez vite, nous arrivons au passage du ressaut dans la salle du repos que nous voulons rééquiper.
Après avoir fouillé, Nicolas trouve un passage entre les blocs de la salle qui nous permet de rejoindre la suite sans passer par la corde. Nous devons par contre dégager la sortie de l'autre côté, où un énorme bloc bouche le passage.Le rocher fait 600kg minimum ! Nous dégageons sa base et poussons à quatre avec les jambes. Après une heure d'effort, il bascule dans un énorme fracas.Nous pouvons maintenant passer par l'actif et rejoindre la salle sans difficultés.Notre arrêt suivant est le puits à rééquiper dans la galerie fossile. Nous découvrons un nouvel amarrage  naturel qui double le premier et sécurise la descente.
Ensuite c'est un ressaut très lisse dans les marmite fossile qui nous oblige à installer une corde. Nous arrivons maintenant au dernier puits du fossile, où nous sommes obligés de  planter deux spits pour l'équiper.Il ne nous reste plus qu'à rejoindre le fond. Nous effectuons une pause bouffe au bas de l'interstrate à orbitolines.Arrivés au terminus nous avançons en oppo dans des passages de plus en plus acrobatiques, surplombant de grosses marmites profondes de 3 à 4 m. Nous descendons quelques ressauts et continuons maintenant plus à l'horizontale dans du calcaire très blanc sculpté de milliers de cupules d'érosion.Nous passons de marmites en marmites avec des écarts à se déchirer la combinaison.
A chaque virage c'est la surprise d'un nouvel obstacle ou d'un « c'est peut-être un puits » !Nous continuons sur 200m et arrivons sur un ressaut de 4m que nous équipons avec deux AN. En bas nous voyons un dépôt grisâtre puis noir sur les parois et rapidement c'est ce que nous attendions : un siphon ! ! !M…., il faut trouver un shunt ! Le siphon n'est pas très gros, environ 2m de large et 50 cm de haut. Il débite suffisamment et semble n'être que temporaire…Nous revenons en arrière. Barnabé découvre un passage, il désob, le courant d'air semble s'y engouffrer. Je le suis, nous avançons dans des laminoirs avec de la mise en charge au plafond, nous remontons maintenant. Il semble que la direction nous fait revenir vers l'amont. Nous débouchons en haut du puits avec les deux AN, où nous avions repéré une galerie rive gauche. C'est la déception. Nous découvrons encore une galerie étroite de l'autre côté mais celle-ci nous amène dans un méandre remontant très vite obstrué par la boue, sans intérêt.Nous faisons la topo et remontons jusqu'à la galerie nord/sud de -400 que nous n'avions pas exploré.Vers le Nord, elle fait 40m et stop sur une trémie et des petites galeries obstruées, il n'y a pas de courant d'air.Au Sud, après désobstruction d'une trémie, nous parvenons à faire une dizaine de mètres avant d'arriver sur un effondrement colmaté.Il nous reste peu d'espoirs pour shunter ce siphon de -460, nous devons réfléchir sur la topo et comprendre pourquoi nous atteignons une zone noyée à cette altitude dans l'urgonien.Nous remontons avec les 100 m d'e cordes descendus et ressortons à 00h30 bien cassés.TPST : 13h30

Juillet 2001
Equipe : Albert OYHENCABAL, Mathieux COYNEL, Antoine et Alain CAULLIREAU
Objectif : Dynamitage des étroitures de -50
4 tirs avec ventilateur sur Batteries à cause du faible courant d'air, les étroitures ne sont plus qu'un ancien souvenir, ce n'est pas non plus une autoroute ! Dimanche 2

septembre 2001 (par Nicolas Delaty)   
Equipe : Alain CAULLIREAU, Brice FOURNET, Albert OYENCABAL et jean Nicolas DELATY
objectif : remonter le réseau des faucheux à -170

Nous commençons par dégager les blocs coincés dans les étroitures dynamitées. Ceux de la séance précédente par Alain. Il faudra gratter jusqu'à l'os car Albert ne veux pas passer. Nous y passons finalement une paire d'heures. Nous rejoignons ensuite la base de l'escalade prévue, un peu avant le siphon de Roche Chalve. J'attaque avec Alain l'escalade au perfo et aux goujons. Après un premier  palier, ça repart pour une dizaine de mètres. En tout 7 gougeons. En haut un joli méandre très concrétionné avec CA. Après une trentaine de mètres, nous nous arrêtons sur un ressaut de 5 m à équiper. Nous arrêtons là faute de corde. Pendant ce temps Albert et Brice nous ont attendu. Au retour Albert et Alain veulent a tout prix dynamiter le boyau de sable. 2 trous et 1 tir.
Alain CAULLIREAU, Brice FOURNET, Albert OYENCABAL &JND
TPST:11H

Mecredi 5 septembre 2001   
Equipe : Nicolas Delaty, Serge Rey-Giraud, Alain et Julien CAULLIREAU
Objectif : Dynamitage de la trémie à -400.
Nous entrons dans le trou vers 10h30 du matin et descendons tranquillement. Serge découvre la cavité, il est émerveillé a chaque nouveau passage et ne regrette pas d'avoir ressorti son matériel pour l'occasion.Nous mettons 4 h pour rejoindre la galerie (nous avons pris notre temps et fait beaucoup de photos). La forme est moins importante qu'avant ! !Nous faisons deux équipe, Nicolas commence a dégager quelques blocs, aidé par Serge, Tandis qu'alain et moi mangeons un peu plus en aval dans la galerie.Au bout d'une heure nous les remplaçons et effectuons un tir dans un gros bloc qui bouche le passage.Les gaz ont du mal à s'en aller mais nous finissons par retourner voir. Le bloc n'y est plus et un cône d'éboulis le remplace. Nous dégageons le gros tas et découvrons un mur de rocher encore plus dense et dangereux, à cause de la place dégagée à leur base.La suite est peu envisageable, nous sentons tout de même un léger courant d'air mais nous ne sommes pas de taille avec cette trémie.Nous décidons d'abandonner. Nous repartons du fond à 17h. Nous regardons les éventuelles lucarne, mais sans succès. Nous faisons un break au niveau de la rivière, avant de rejoindre le fossile. Nous Remontons celle-ci (en première) jusqu'au siphon, qu'on pensait trouver,  et topographions en redescendant.Un bon départ est observé dans le fossile vers - 280.Nous sortons à 10h45 et 11h30 en deux équipes.
TPST : 13 h

(Suite des explorations... )